Histoire de la rue piétonne.

                                                                                                    HISTORIQUE

     Si Saint-Gilles-sur-Vie date de l'époque phénicienne et était déjà un bourg prospère à l'arrivée des Romains en Bas-Poitou, Croix-de-Vie est de création beaucoup plus récente.

     Au XVIème siècle, le port de Saint-Gilles connaissait une grande activité et la population augmentait, alors que sur la rive droite, il n, il n'y avait que des terres vacantes formant un bourrelet rocheux et sableux. A cette époque, les sires de Montausier, seigneurs de la Mothe Ruffée, concédèrent la vente des parcelles de sable à l'endroit dénommé La petite Ile et le long de la rivière La Vie. C'est à ces deux endroits que furent construites les premières maisons d'habitation.

     Ainsi naquit Croix-de-Vie en même temps qu'une volonté de dédoubler le port de Saint-Gilles et de doter l'estuaire d'un avant-port mieux situé, mieux protégé et mieux aménagé. Son développement date du XVIIIème siècle. Le principal artisan de sa prospérité fut Jean INGOULT (maire de 1792 à 1815) qui fit construire les Greniers de La Garance et fertiliser les plaines de la région.

     Petit à petit, Croix-de-Vie, prît de l'importance. Des chemins furent tracés, mais, comme un peu partout dans les communes, les chemins étaient plus ou moins alignés. C'est en 1930 qu'un premier plan d'alignement vit le jour sur la commune de Croix-de-Vie.

     En consultant le cadastre de 1833, on voit nettement le tracé des rues de l'époque et notamment celui de la Grande Rue. C'était un chemin de terre qui faisait partie d'une voie prenant son origine à Bourbon-Vendée pour rejoindre Beauvoir-sur-Mer. la Grande Rue débouchait, à droite, sur la place de l'église et à gauche, sur le moulin de la chapelle qui se trouvait à l'emplacement actuel du jardin d'enfants. Le moulin a été abattu pour y construire les Douanes, au début du XXème siècle.

     Sur le plan cadastral, on remarque le grand nombre de moulins installés dans une surface réduite. On en compte quatre : le Moulin Burnaud, le vieux Moulin , le petit Moulin, le Moulin de la Chapelle.

     La Grand'rue a bénéficié de deux évènements pour prendre la forme qu'elle a aujourd'hui :

     1) la construction du pont suspendu.

     2) La construction de routes stratégiques dans l'Ouest qui transforma la physionomie de la région. Ce projet fut envisagé dès la fin de la Révolution et du soulèvement Vendéen. Napoléon veilla lui-même au tracé de ces routes qui permettaient un accès rapide et une surveillance de ces régions meurtries.


    

     Un centre de Vie


    Au début du XXème siècle, la rue principale s'appelait La Grand' Rue. Elle comprenait des commerces d'une grande diversité : boucherie, boulangerie, épicerie, vêtements, chaussures, pharmacie...mais aussi des maisons d'habitations particulières. A cette époque, et jusqu'en 1950, les bâtiments à étage étaient rares. On trouvait surtout des maisons basses. La rue connaissait une grande animation, mieux une véritable vie. Les femmes qui, alors s'occupaient surtout des tâches ménagères et des enfants, devisaient entre elles sur les pas de portes ou en faisant leurs courses.

     les marchandes ambulantes de poissons lançaient leur fameux refrain, "A la fraîche, à la sans sel" ! Tout le monde se connaissait, c'était une véritable famille disent encore ceux qui ont vécu à cette époque.

     Le dimanche, les hommes se retrouvaient, en fin de matinée, au café pour une partie de cartes. l'après-midi, ils se rendaient au stade de la Chapelle, à Saint-Gilles-sur-Vie, pour encourager les joueurs de l'Océan Sport. Les seuls moments sans doute où Giras et Croix-de-Viots faisaient front commun.

    

     L'évolution de la rue

     Dans les années 1900, les rues n'étaient que des chemins, n'avaient pas de noms ou alors il s'agissait de dénominations de lieu-dit.

     La Grand' Rue devait sont nom à ce que cette voie était la principale voie du centre ville. En 1910, le sol de la Grand' Rue était sablé et gravillonné, celui des trottoirs était recouvert de cailloux. La rue était éclairée par des becs de gaz lesquels furent remplacés, en 1913, par des lanterneaux à incandescence. La rue fut empierrée en 1920 par l'entreprise Caiveau, du Pissot à Saint-Hilaire-de-Riez. les livraisons chez les commerçants s'effectuaient en charrette à cheval. D'ailleurs, à chaque boutique, il y avait, scellé au mur, un anneau où le livreur attachait les rênes de son attelage.

     Après la guerre 1914-1918, la commune de Croix-de-Vie mit en place un nouveau plan d'alignement et donna un nom à chaque rue ainsi créée. On trouve trace, dans les archives communales de cette décision.

     Séance du Conseil Municipal du 19 septembre 1926. Dénomination des rues : Monsieur le Maire, informe l'assemblée que, pour terminer le plan d'alignement de Croix-de-Vie, l'architecte demande que les rues de la ville soient officiellement dénommées. Le Conseil, après avoir assigné à chaque rue l'appellation voulue, charge Monsieur le Maire de faire fabriquer des plaques indicatrices en conséquence et vote le budget pour l'achat et la pose de ces plaques.

     C'est donc en 1926 que la Grand' Rue changea de nom pour s'appeler Rue de la Paix.



L'époque moderne

     En 1945, après la seconde guerre mondiale, la rue changea une nouvelle fois de nom pour s'appeler rue du Général de Gaulle (séance du conseil municipal du 27 décembre 1945) pour honorer celui qui, en juin 1940, n'accepta pas l'armistice et rejoignit l'Angleterre pour continuer le combat et donner à la France la victoire et la paix, en 1945.

     Petit à petit, la rue se transforma et les commerces prirent le pas sur les maisons particulières, la plupart du temps au décès de ses habitants

     Les commerces d'alimentation disparurent avec l'apparition des grandes surfaces et on vit s'installer un tout autre genre de négoces : vêtements, souvenirs, bibelots, crêperies. Les derniers commerces d'alimentation survécurent jusqu'en 1970/1975. Ce furent l'épicerie E-Gé de Madame Maindron, l'épicerie l'Union tenue par Madame PAPIN, la boucherie chevaline de Monsieur BERTRAND (1975) et la boucherie MICHON, successeur de Monsieur Morisson (1970).

     En 1961, la rue était ouverte à la circulation automobile dans les deux sens, mais la circulation des voitures et des piétons commença à poser des problèmes, si bien que la municipalité décida de convertir la rue en voie semi-piétonne ! un côté pour les voitures en sens unique, l'autre côté étant réservé aux piétons (arrêté municipal du 21 février 1961).

     En 1981, (délibération du conseil municipal du 19 septembre 1980 et arrêté du 5 janvier 1981), la rue fut aménagée et rendue entièrement piétonne, avec interdiction aux voitures, exception faite pour les livraisons à certaines heures de la journée. ce fut un tollé général chez les commerçants "les clients ne viendront jamais en laissant leur voitures à deux cent mètres de nos magasins"". Aujourd'hui personne ne voudrait revenir en arrière.

     C'est la rue telle que l'on peut la voir aujourd'hui. Néanmoins, elle a encore changé d'aspect puisque la municipalité a décidé de lui donner un nouveau look, en pavant le sol de petites pierres en granit couleurs.

     N.B. : Au fil des années, les bâtiments ont subi de nombreuses transformations. Un même local a, par exemple, était divisé en deux ou trois. C'est pour cette raison que l'on trouve des magasins portant le même numéro de rue.

     A noter également qu'il ne reste que sept bâtiments sans étage : Photo Amiaud, magasins Couillaud et Fabiano, Agence Marmin, Phildar, Amanda, Yaya et la Galerie.

                                                 CROIX-DE-VIE, LA GRAND' RUE, RECENSEMENT DE 1921.

1 - TESSON Anselme (né en 1878 au château d'Olonne) et se famille, pharmacien.

2 - VIAUD Léon (né en 1885 à Croix-de-Vie) et sa famille, boulanger.

3 - SIMON Ernest (né en 1875 à St-Dié) et sa famille, quincaillier, ses fils Jean né en 1902, et René né en 1912.

4 - RAMBAUD Victor (né à Challans en 1879), clerc de notaire.

5 - PEAULT Jules (né à St-Hilaire-de-Riez en 1863), receveur des Douanes.

6 - FLAMENT Arthur (né en 1848 à St-Omer), maître d'hôtel, patron du Neptune.

7 - PAJOT Marie née en 1853 à Soullans), charcutière.

8 - TURBE Félicité (née en 1866 à St-Gilles-sur-Vie), ramendeuse.

9 - GUTIER Blanche (née en 1877 à St-Gilles-sur-vie), débitante.

10 - BURGAUD Jean (né en 1883 à St-Urabin), patron marin.

11 BETHUS Armand (né en 1874 à Sallertaine), marchand de charbon, son épouse Marie (née en 1882 à Plezlen), débitante.

12 - MORINEAU Victor, (né en 1861 à St-Gilles-sur-Vie) et ses fils, voiliers.

13 - SIMONNEAU François (né en 1874 à challans), menuisier, son épouse Elise (né en 1871 à Croix-de-Vie), patronne lingère.

       PORTEAU Emile (né en 1906 à Croix-de-Vie), apprenti menuisier.

14 - BROCHET Léon (né en 1884 à Brétignolles-sur-Mer), sabotier.

15 - MORIN Henri, (né en 1873 à l'Ile d'Olonne), gérant rouennerie, (Maison Planche des Sables.

16 - ARCHAMBAUD Emile (né en 1870àSt-Gilles-sur-Vie), coiffeur.

        ARCHAMBAUD Henri (né en 1898 à Croix-de-Vie, coiffeur.

17 - BROCHARD raymond (né en 1888 à St-Gilles-sur-Vie), négociant en vins.

18 - MILCENT Gustave (né en 1856 à Notre-Dame-de-Riez), chapelier.

19 - PAJOT Virginie (née en 1887 à St-Gilles-sur-Vie), épicerie "L'Epargne de l'Ouest".

20 - GUYET Félicité (née en 1853 au Fenouiller).

21 -  BUCHOUX Narcisse (né en 1864 à Barbâtre), patron marin et sa famille.

22 - MAGAUD Gustave (né en 1875 à St-Denis-la-Chevasse), patron couvreur et sa famille.

23 - SOUZEAU Flavie (née en 1859 à Luçon), épicière et sa famille.

24 - CHENU Gaston (né en 1866 à Montpellier) et son épouse.

25 - LE CONTE Charles (né en 1857 à Croix-de-Vie), horloger et son épouse Emilie (née en 1862 à Paris).

26 - GAUDREMEAU Yves (né en 1882 à Croix-de-Vie), pharmacien.

27 - RIOU Eugénie (née en 1859 à Croix-de-Vie), sans profession.

       JOUBERT Gracieuse (née en 1855 à St-Révérend).

28 - GRASSET Charles (né en 1884 à l'Herbergement), commerçant en tissus, et son épouse Louise (née en 1891 à Nantes) et leur fille Suzanne (née en

         1920.

29 - GRASSET Lucie (née en 1862 à l'Herbergement), sans profession.

30 - DAVY-DESNAUROIS Edmond (né en 1859 à St-Gilles-sur-Vie), mécanicien, et son épouse Eulalie (née en 1867 à Paris).

31 - RAFFIN Félicie (née en 1876 à St-Gilles-sur-Vie) et ses enfants.

32 - RAFFIN Isidore (né en 1869 à Croix-de-Vie), peintre et son épouse Léocadie (née en 1868 à Bouin), cabaretière.

33 - GOULPEAU Abel (né en 1899 à Landevieille ), sabotier.

34 - REBEYROTTE François (né en 1863 à Moustiers), cordonnier, son épouse céline (née en 1869 à Croix-de-Vie et ses enfants.

35 - QUIRION Henri (né en 1860 à Croix-de-vie), commerçant, et son épouse Marie (née en 1869 à Coizé).

36 - GUITTONNEAU Marthe (née en 1859 à Croix-de-Vie), ramendeuse et son fils Louis, marin.

37 - BAUTRU Louis (né en 1861 à Nantes), mécanicien, et son épouse Henriette (née en 1863 à Croix-de-Vie), ramendeuse.

38 - POUCHIN Onésime (né en 1861 à Brest), sans profession, et son épouse Marguerite (née en 1875 à l'aiguillon-sur-Vie).

39 - GILORY Marie (née en 1880 à Penestin) , sans profession et son fils Jean (né en 1915 à Croix-de-Vie).

40 - RAFFIN Edouard (né en 1869), marin et sa famille.

41 - CURET Marie (née en 1877 à St-Médard), mercière, son fils Emile (né en 1901 à St-Gilles-sur-Vie), sa fille Charlotte (née en 1914 à Croix-de-Vie), son

        fils Lucien (né en 1909 à Bourgneuf).

42 - PERIGAUD Célestin (né en 1878 à Croix-de-Vie), débitant et sa famille.

43 - BONNET Hermine (née en 1866 à Bouin), lingère et sa mère Nathalie DUPONT (née en 1832 à St-Nicolas-de-Brem).

44 - SACRE Eugénie (née en 1874 à Vix, institutrice.

        PETIT Arthur (né en 1889 à Boufféré), instituteur.

        PETIT Marthe (née en 1889 à La Tremblade)

        RIMBAUD Fernande (née en 1901 à St-Jean-de-Monts), PTT.

        IMHOFF Marcelle (née en 1893 à Paris), institutrice.

        DOLO Marcelle (née en 1897 aux Sables d'Olonne), institutrice.

45 - PROUTEAU Jean (né en 1871 à l'Aiguillon), douanier et sa famille.

        PALVADEAU Jean (né en 1872 à Barbâtre), douanier et sa famille.

        GERME Héliodore (né à Loix), douanier et sa famille.

        BUDAIL Sylvain (né en 1876 à l'Ile d'Olonne), douanier et sa famille.

        QUEFFEULO Georges (né en 1888 à Chantenay), douanier.

        VINCENT Maurice (né en 1880 à St-Hilaire-de-Talmont), douanier.

        DELAUNAY Louis (né en 1870 à Bouin), douanier et sa famille.

       


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La rue de Gaulle est la continuité du pont

 

 

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1930 : un jour de mi-carême.

On reconnaît la pharmacie GAUDREMEAU, l'horologerie "Au Carillon" de Mr AUDUREAU

et, près du carillon, à droite, la "Villa Tranquille de Mme CAMUS.

 

 

 

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Le magasin GRASSET

au début du XXème siècle


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Magasins du Passage, Noël 1915.


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(1928), le magasin n'a pas beaucoup changé, mais on remarquera que l'enseigne est au singulier. Les inscriptions "nouveautés" ont changé de style.

Le garçon aux chaussettes blanches, c'est Charles GRASSET (7ans), futur adjoint au maire et président fondateur de l'Union des Commerçants.

Derrière lui, son père Charles, décédé en 1961. A côté de Monsieur Charles GRASSET, les vendeuses Lilane PLANTADE et Georgette SIMONEAU ainsi que Monsieurr JOUBERT, vendeur. Sur cette photo figure également Monsieur Georges CHARRIER, vendeur, décédé en 2002.

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     Les Etablissements GRASSET ont été crées, il y a plus de cent ans. Ce magasin a la particularité d'être resté dans le giron familial. Actuellement c'est Charles GRASSET, quatrième génération; qui est le responsable du magasin. A noter également que depuis quatre générations, les fils ont tous reçu le prénom de Charles.

     En 1857, Charles Grasset se rendait acquéreur d'un terrain appartenant à la commune de Croix-de-Vie, au lieu-dit La Roussière, pour y construire une maison d'habitation.

     Il créa en 1882, un magasin de tissus et confection contigu à sa maison particulière. Au début du XXème siècle, le commerce est repris par son fils Charles. Après la guerre de 39/45, Charles né en 1921 (3ème génération) reprend le flambeau et donne un nouvel élan au négoce familial. En outre, il devient Président-fondateur de l'Union des Commerçants et est élu adjoint au maire de Croix-de-Vie. Il sera nommé premier adjoint lors de la fusion des communes, en 1967. Aujourd'hui son fils Charles lui succède.

LA GALERIE

1, Bis rue du Général de Gaulle.


     Sur le terrain de la famille GRASSET se trouvent également des garages et entrepôts de marchandises. Ces derniers ont depuis été aménagés en commerces.

     Le premier ouvert en l'an 2000, est un magasin de souvenirs et cartes postales, tenu par Michèle MERCIER.



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YAYA

1 Bis, rue du Général de Gaulle.

 

Le deuxième entrepôt a été transformé en l'an 2000 en magasin de maroquinerie par Monsieur M'BAYE.                 

      

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MUTUELLE OPTIQUE

3, rue du Général de Gaulle.

     Ce bâtiment aux allures de grande maison bourgeoise, a un long passé derrière lui. Dans les années 1920_1930, cette maison était la demeure de Monsieur TREMBLIN et ce jusqu'en 1948. Elle fut ensuite occupée par un cabinet dentaire.

     Le premier dentiste à s'y installer fut Monsieur LEGAL, en 1948, mais il ne devait rester dans les lieux qu'une année.

     C'est en 1949 que Monsieur Louis BARON, chirurgien dentiste, installa son cabinet, il y restera jusqu'en 1982, année où il créa un cabinet dans de nouveaux locaux, quai Garcie-Ferrande.

     En 1984, jean-Pierre CANTIN, grainetier-oiseleur prit possession des locaux. Auparavant, il exerçait son commerce au numéro 6 de la même rue.

     En 1995, les locaux se transformèrent en café et glaces, commerce tenu par Monsieur VINET.

     Mutation complète en 2001 par les Mutuelles de Vendée qui ouvrent un magasin d'optique.



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Yves GAUDREMEAU

Pharmacien de 1ère classe de la Faculté de Pharmacie de Paris.

Pharmacie crée vers 1908.

    

     On pouvait admirer, dans la pharmacie, des pots ornés de dessins anciens et d'inscriptions latines.

     Les pharmaciens fournissaient, sans ordonnance, eau phéniquée, farine de lin, moutarde, huile goménolée, benzine rectifiée, huile de camomille camphrée, vaseline boriquée, alcoolat ou baume de fioraventi, eau sédative, sangsues, etc......etc.

     Les pharmaciens faisaient aussi de nombreuses préparations.

     Le Docteur Baudouin avait sa chaise attitrée à la pharmacie Gaudremeau et venait y passer de longs moments.

     En plaisantant, les gens du pays disaient que les trois pharmaciens formaient la C.G.T., (Chauvière, Gaudremeau, Tesson).



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PHARMACIE PRINCIPALE

5, rue du général de Gaulle.

 

 

     Aux dires des anciens, ce commerce a toujours été une pharmacie. La première "officine" fut créée par Monsieur Yves GAUDREMEAU, en 1908. C'était une pharmacie de première classe. Dans la vitrine, il y eut longtemps un magnifique squelette de baleine.

     Avant la guerre 1939-1945, les pharmaciens vendaient des bouteilles (en verre) d'eau minérale considérée alors comme un médicament. En 1950, la pharmacie est tenue par Madame BOUIC, puis en 1970, elle devient pharmacie THOMAS-MARATIER, se succèdent ensuite Mrs DE PASSORIO et FISSELIER.

     En 1982, la pharmacie est reprise par Mesdames MICHON et SAPIN. En 2002, Madame RENOU-BONGIBAULT est devenue la nouvelle associéede Madame MICHON-VOYER et la pharmacie prend alors le nom de "Pharmacie Principale". 

 

 

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     GALERIE NUANCES

     7, rue du Général de Gaulle

    

     Ce local a abrité durant de nombreuses années une bijouterie.

     La première fut la bijouterie BOUTIN-MARCHAND qui était dans les lieux en 1908.

     En 1920, on trouve la bijouterie Charles LECONTE.

     En 1930, le magasin s'appelle "Le Carillon", horlogerie-bijouterie de Monsieur AUDUREAU.

     De 1940 à 1960, la bijouterie-horlogerie est tenue par Monsieur Pierre BREMOND.

     En 1960, c'est un tailleur, Monsieur CLAVEAU qui crée un nouveau commerce. Puis, en 1970, le pressing PONTOIZEAU, qui se trouvait alors au N°14 de la même rue, vient s'installer dans les locaux jusqu'en 1987.

     C'est en 1987 que l'artiste peintre Bernard TESSIER crée la "Galerie Nuances" et installe son atelier dans la partie arrière du local.



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 CORDONNERIE

 9, rue du Général de Gaulle  


En 1920, comme beaucoup à cette époque, ce local était une maison d'habitation par Madame CAMUS.

En 1936, Monsieur Roger ELINEAU crée la première cordonnerie qui fut tenue

ensuite en 1940 par Monsieur MERLET, en 1950, par Monsieur ROGER, puis

par Monsieur AUGER père, et ensuite en 1980, par Monsieur J. AUGER.

 

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 CANELLE

11, rue du Général de Gaulle.


A cet endroit se trouvait dans les années 1930 etjusqu'en 1977, une maison particulière habitée par la famille GOULPEAU qui était propriétaire des bâtiments.

Le 1er juillet 1977, Madame Chantal BREVING crée la boutique cadeaux et divers.


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LA GRANDE EPICERIE PARISIENNE

   (aujourd'hui ATLANTIC PAPETERIE)

 

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1913 : Madame SOUZEAU et ses deux filles : Thérèse et Renée.15-1.jpg

1928 : à gauche seul : Monsieur Joseph GOULPEAU.

Madame Joséphine BOSSARD (épouse FISSON).

Madame Renée SOUZEAU (épouse GOULPEAU).

Les enfatns, Thérèse GOULPEAU, Madeleine LAURENT, Henriette LAURENT, Josette GOULPEAU.

                  

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1939 : de gauche à droite : Josette GOULPEAU, Madame GOULPEAU, Yvonne ROCHES, Thérèse GOULPEAU.                               

 

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1930 : Monsieur Joseph GOULPEAU avec Lucie FISSON (1ère à gauche) et Auguste DANIAUD (à droite).

                                                                                     

BOULANGERIE

15, rue du Général de Gaulle.

    

     Après avoir été la maison d'habitaion de Monsieur et Madame QUIRION dont le magasin était situé de l'autre côté de la rue, puis en 1940, le salon de coiffure de Raymond BARRETEAU, ce bâtiment fut transformé pour y recevoir une boulangerie (fournil et magasin de vente).

     Le premier boulanger fut Monsieur RABROUANT, en 1950. Depuis, les boulangers se sont succédés : MM. MENARD en 1960, FOUCHER EN 1965, BARIL en 1980, CHIRON en 1990, LOUPIAS en 2002.

 

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AGENCE IMMOBILIERE

17, rue du Général de Gaulle.

 

     En 1910, se situait à cet endroit une maison particulière appartenant à Monsieur Camille SIMON, maire de La Roche/Yon.

     En 1920, la maison devient l'atelier de MM. BESSON et CHOUIN, couvreurs, puis en 1930, Gustave MAGAUD prend le relais et en fait ensuite, en 1950, sa maison d'habitation. Les bâtiments étaient alors la propriété des consorts SIMON.

     En 1956, la banque C.I.O. ouvre une agence locale et, en 1978, Monsieur et Madame Pierre-Michel MARMIN se rendent acquéreurs des locaux pour y accueillir La Boutique du Cheval et Loca-Tennis. En 1982, Pierre-Michel MARMIN crée son agence immobilière.

 

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BIJOUTERIE

19, rue du Général de Gaulle.

 

     En 1922, Georges TESSIER crée à l'emplacement d'une maison particulière, son premeir cinéma. Il partira ensuite vers 1930, Grande Avenue pour y ouvrir le cinéma "Trianon".

     Ce local devient alors, le café GENTY, puis en 1950, le café Gaston BOURGOING qui le baptise "Café de la Paix".

     En 1960, le café est tenu par Raymond jauffrit.  C'est dans cet établissement que les hommes du quartier se donnaient rendez-vous pour rpendre le verre de l'amitié.

     Depuis 1998, le local a complètement changé d'aspect et est devenu "La Bijouterie HAUBOIS".



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Le Café de la Paix, chez Raymond. Raymond JAUFFRIT l'a tenu de 1960 à 1998. Le café a été rénové en 1981.


24.jpgLe café de la Paix (1981).