La troisième armée s’adossant à Verdun fait face à l’armée du KRONPRINZ. Les forces anglaises et les armées du Général FRANCHET D’ESPEREY, du général FOCH et du général L’ANGLE DU CARY marchent sur le front de MEAUX, VITRY le FRANCOIS.
Les allemands d’abord déconcertés par cet assaut général imprévu, reprennent vite contenance. Ils s’évertuent à rompre la ligne française, se portent sur l’armée de FOCH qui réussit à rejeter l’adversaire en désordre à travers la région difficile des marais de ST GOND.
Les armées françaises et alliées gagnent du terrain malgré les tentatives désespérées des forces allemandes qui se maintiennent sur L’OURCQ. Entre VERDUN et REVIGNY l’armée du Général Sarrail, au prix de pertes considérables, fixe devant elle les forces deux fois plus importantes que l’armée du KRONPRINZ.
Le 9 septembre, la retraite allemande est générale, ponctuée de nombreux combats. Chaque partie consolide ses points d’appuis et creuse ses tranchées à l’approche de l’hiver. A la guerre de mouvement succède la guerre de position. Nos troupes, harassées par trois semaines de marches et de luttes ininterrompues ainsi que de lourdes pertes en hommes et en matériel, ne sont plus en état de combattre.
Pauvres Biffins, mes frères de grand’route, cassés par le sac, serrés par les courroies, coltinant votre chargement d’animaux dociles et dans votre cerveau lourd, l’autre fardeau des pensées éreintées. Vous marchez quand même, plein de fatigue à en crever, mais sans plainte, ressassant seulement dans votre esprit vidé le seul désir qui criait par vos voix engravées de poussière, aux mauvaises fins d’heure : La pause, Bon Dieu ! Sergent Ducasse.
Pendant la bataille de la Marne :
Six soldats sont tués
GAUTIER Louis, Camille, (29 ans) de Croix-de-Vie, 293ème RI, à Fère-Champenoise entre le 1er et le 10 septembre 1914.
CHARRIER Barthélémy, Constant, de Croix-de-Vie, Fusilier Marin, le 4 septembre à l’hôpital Villemain à PARIS.
IHLER de St Hilaire, Jules, Emile, (26ans) de St-Gilles-sur-Vie, Sergent Major dans le 8ème Régiment Tirailleurs Indigènes, MONTMIRAIL (Marne) le 4 septembre 1914.
PERROCHAUD Prosper, Henri, (24ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 64ème RI, EUVRY le REPOS (Marne), le 5 septembre 1914.
NAULET Firmin, Joseph, (22ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 64ème RI, aux Marais de ST GOND à FERE- CHAMPENOISE (Marne), le 8 septembre 1914.
VELU Maurice Alfred, (28ans) de Croix-de-Vie, 93ème RI, à FERE CHAMPENOISE, le 8 septembre 1914.
Ces soldats ont été portés disparus et les dates de leurs décès signalées à l'état-civil par jugement déclaratif du tribunal civil.
Les pertes des hommes depuis Août jusqu'à Septembre 1914 s'élèvent à 329 000 tués, disparus, prisonniers, morts dans les hôpitaux (environ le 6ème des pertes totales de la guerre).
Du 15 septembre au 31 décembre 1914, les batailles de la SOMME, de l'ARGONNE et de l'AISNE à la LYS succèdent à la bataille de la MARNE.