Les poilus chapitre 2

Durant cette période, on enregistre les décès suivants :

COUGNAU Pierre, Louis, (44 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 93ème RI, le 17 Juin 1915, à la ferme TOUTVENT (Pas-de-Calais).

POIRAUD Henri, Jean, (34 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 93ème RI, le 17 Juin à HEBUTERNE (Pas-de-Calais).

BILLON Clément, Albert, (26 ans) de Croix-de-Vie, 33ème RIC, le 27 Juin 1915 à MESNIL-LES-HOUCHES (Marne).

La bataille de l'Artois continue. Les pertes éprouvées au cours des journées du 16 et 17 Juin sont lourdes. Les troupes enlèvent la première ligne allemande et abordent la seconde bataille d'HEBUTERNE et de la ferme de TOUTVENT. L'ennemi a amené cinq corps d'armée pour reprendre les positions perdues.

                  

Les combats sont violents de tranchées en tranchées. Les Allemands commencent à employer les bombes asphyxiantes.

C'est en fait en Avril 1915 que les gaz sont utilisés pour la première fois sur l'Yser. Ils provoquent des vomissements,  des étouffements et crachements de sang. Les visages s'ornent alors de masques de protection à lunettes inquiétantes et gros museaux. Chaque combattant redoute d'être surpris et de mourir pour avoir simplement respiré ces gaz toxiques.

Ceux-ci  tueront 94000 soldats et en intoxiqueront 1 360 000.

 

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L'ARGONNE.

Sur "l'épine dorsale" de la forêt de l'ARGONNE, des bois de la GRURIE, de BOLANTE et de BEAUVIN, se tient depuis plus d'un an une véritable guerre d'embuscades.

Elle devient très violente en juin-juillet 1915.

Le 13 Juillet, un bataillon des héroïques "Diables Bleus" tient tête à trois bataillons allemands. Parti dès l'aube, ils traversent un fouillis inextricable de bois dans des nuages de gaz asphyxiants de plusieurs centaines de mètres d'épaisseur.

Durant cinq jours et cinq nuits, les "Diables Bleus" tiennent les positions malgré les contre-attaques incessantes et furieuses de l'ennemi.

Sont morts durant ces évènements :

VALLEE Pierre, (20 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 157ème RI, le 4 Juillet 1915 au BOIS-DE-MESNIL (Meurthe et Moselle).

LUNOT Edouard, Auguste, (34 ans) de Croix-de-Vie, 216ème RI, le 6 Juillet 1915 à VILLENEUVE-ST-GERMAIN (Aisne).

NAULEAU Auguste, Henri, (20 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 91ème RI, le 13 Juillet 1915, dans le secteur de FILLE -MORTE (Aisne).

GEMEAU Pierre, Auguste, (39 ans) de Croix-de-Vie, 2ème RIC, le 14 Juillet 1915 à BOIS-BEAURIN, secteur de SERVON (Marne).

BORDET Camille, Lucien, (30 ans) de Croix-de-Vie, 93ème RI, le 20 Août 1915 à la FERE-CHAMPENOISE (Aisne).

En Champagne

Depuis le 20 août 1915, les tirs de destruction entrepris sur les tranchées allemandes se sont multipliés.

La lutte couvre alors un grand espace, depuis les hauteurs de Craonne, vers la VIILE-EN-BOIS, non loin de l'Aisne, jusqu'aux confins de l'Argonne, à l'Est de REIMS, à la lisière Nord du camp de Chalons. Le village d'AUBERIVE-SUR-SUIPPE, se situe au centre des combats.

Et sans arrêt, la lutte d'artillerie se poursuit de la mer du Nord jusqu'aux VOSGES. Les combats sur la célèbre crête du CHEMIN-DES-DAMES s'intensifient.

 

Lors de ces combats de Septembre et Octobre 1915, nos soldats payent le plus lourd tribut :

BILLON Charles Auguste, (37 ans) de St Gilles, 6ème Génie, le 3 Septembre 1915 à MESNIL-LES-HURLUS (Marne).

BENETEAU Maris Gabriel, (30 ans) de Croix de Vie, 2ème RIC, le 6 Septembre 1915 dans le secteur de SOUAIN (Marne).

CROCHET Joseph Pierre, (41 ans) de Croix de Vie, 6ème RIC, le 11 Septembre à l'hôpital n° 201 de MARSEILLE des suites de ses blessures.

JAULIN Henri, jean, (20 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 173ème RI, le 22 Septembre 1915 par suite de blessures de guerre à BOIS-BEAU-MARAIS (Aisne).

BURGAUD Jules, Henri, (27 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 3ème RIC, le 25 Septembre 1915 à VILLE-SUR-TOURBE (Marne).

CHEVRIER Jacques, Marie, (32 ans) de Croix-de-Vie, 52ème RIC, le 25 Septembre 1915 à MESNIL-LES-HURLUS (Marne).

MARCHAND Anatole Isidore, (40 ans) de Croix-de-Vie, 23ème RIC, le 25 Septembre 1915 à MASSIGES (Marne)

COUTHOUIS Clément Louis, (34 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 35ème RI, le 25 Septembre 1915, mort à SOUAIN (Marne).

MICHON Louis,  Alfred, (34 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 93ème RI, le 25 Septembre 1915 à MESNIL-LES-HURLUS (Marne).

RAFFIN Emile, Joseph, (35 ans) de Croix-de-Vie, 93ème RI, le 25 Septembre 1915, Côte 196 à MESNIL-LES-HURLUS (Marne).

SIMONNEAU Jean- Louis, (27 ans) de Croix-de-Vie, 93ème RI, le 25 Septembre 1915 à MESNIL-LES-HURLUS (Marne).

VIAUD Ernest, Elie, (32 ans) de Croix-de-Vie, 168ème RI, le 25 Septembre 1915 au RAVIN de St THOMAS (Argonne).

BARREAU Louis, Jean, (28 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 293ème RI, le 25 Septembre 1915 à VILLE-SUR-TOURBE  (Marne)

PAGOT  Léopold, Jean, (27 ans) de Croix-de-Vie, 114ème RI, le 25 Septembre 1915 aux tranchées de la FERME-DE-LA-FOLIE (Pas de Calais)

PIOLET Charles Henri, (24 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 23ème RIC, le 25 Septembre 1915 à MASSIGES (Marne)

RABAUD Hilaire Victor, (32 ans) de Croix-de-Vie, 21ème RIC, le 25 Septembre 1915 à MASSIGES (Marne).

AIRIEAU Henri, Croix-de-Vie, 155ème RI, le 27 Septembre à MAISON-DE-CHAMPAGNE (Marne).

 

Pas de Calais

La bataille au Nord d'ARRAS, Septembre 1915, est engagée pour repousser l'ennemi hors de la France.

En même temps que les alliés britanniques dans la plaine de GOHELLE, les troupes Françaises attaquent SOUCHEZ, et avancent vers GIVENCHY-EN-GOHELLE. La bataille fait rage pendant la journée du 27 Septembre 1915 et continus jusqu'au lendemain.

Nos soldats luttent contre les meilleures troupes allemandes, notamment la garde prussienne, ramenée en hâte du front russe. Nos troupes, aidées par l'aviation anglaise, atteignent la Côte 140 au Nord de GIVENCHY-EN-GOHELLE  (Pas de Calais).

Perdent la vie :

REMAUD Henri, Louis, (29 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 74ème RI, le 26 Septembre 1915 à NEUVILLE-SAINT-VAAST (Pas de Calais).

GUILBAUD Abel, Georges, (24 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 43ème RIC, le 28 Septembre 1915 devant GIVENCHY,  (Pas de Calais).

 

La Marne

La bataille de CHAMPAGNE continue dans les régions de SOUAIN, MESNIL-LES-HURLUS et TAHURE. Les troupes venues d'Afrique franchissent les lignes allemandes et prennent le contrôle et la direction de SOUAIN, TAHURE. Environ 2000 soldats allemands sont faits prisonniers.

"Depuis 10 jours, au fond d'un couloir trop étroit. Dans les éboulements et la boue, et le froid. Parmi la chair qui souffre, et la pourriture, Anxieux, nous gardons la route de TAHURE…" Guillaume APPOLINAIRE. (Extrait de "Bleu Horizon" Roland DORGELES – La Grande guerre.)

La contre-offensive allemande est meurtrière mais à l'aube du 7 Octobre 1915, les régiments bretons et vendéens franchissent les tranchées allemandes et "nettoient" tout sur leur passage. Il faut aussi maîtriser la forteresse située au Nord du MESNIL portant le nom de "TRAPEZE". Canons, artillerie lourde… et toujours à l'avant les Vendéens du 93ème Régiment d'Infanterie. La défense du TRAPEZE coute à l'ennemi l'effectif d'un bataillon de morts et de prisonniers.

 

 

A l'occasion de ces combats, nous perdons :

MICHON Anselme Charles, (27 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 64ème RI, le 29 Septembre 1915 à MESNIL-LES HURLUS (Marne).

SIRA Eugène, Benjamin, (21 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 173ème RI, le 29 Septembre 1915 à TAHURE (Marne).

CHEVRIER Henri,  Benjamin, (40ans) de Croix-de-Vie, 52ème RIC, le 1er Octobre 1915 à SOUAIN (Marne).

JOUBERT Henri, Louis, (31 ans) de Croix-de-Vie, 33ème RIC, le 2 Octobre 1915 à SOUAIN (Marne)

RABAUD Antoine,  Louis, (33 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 33ème RIC, le 3 Octobre 1915 à SOUAIN (Marne).

DUGUE Abel,  Firmin, (35 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 93ème RI, le 6 Octobre 1915 à TAHURE (Marne).

RENOUX Georges, (30 ans) de Croix-de-Vie, 93ème RI, le 9 Septembre 1915 à LA CROIX-EN-CHAMPAGNE

BURGAUD Paul, Léandre, (29 ans) de Croix-de-Vie, 3ème RIC, le 14 Octobre 1915 à VIRGINY (Marne)

COUTON Louis,  Joseph, (20 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 120ème RI, le 25 Octobre 1915 à TAHURE (Marne)

 

 

Peu après, décèdent aux hôpitaux :

BARAULT  Jules,  Ferdinand, (32 ans) de Croix-de-Vie, 3ème RIC le 2 Novembre 1915 à l'hospice civil de VICHY (Allier)

CHAUVIN Jean, Pierre, (36 ans) de Croix-de-Vie, 33ème RIC, le 6 Novembre 1915, à l'hospice temporaire n° 54 d'ORLEANS (Loiret)

AUNEAU Paul, Joseph, (30 ans) de Croix-de-Vie, 175ème RI, le 21 Novembre à l'hôpital d'ALEXANDRIE-sur-le TANARO (Italie)

RABALLAND Henri, Abel, (28 ans) de Croix-de-Vie, 1er Régiment de Fusiliers-Marins, le 21 novembre 1915 décède à l'hôpital de la PANNE (Belgique).

 

Les Balkans

La France entre en guerre avec la BULGARIE le 4 Octobre 1915 pour la défense de la Serbie. Les troupes françaises débarquent immédiatement à SALONIQUE qui devient la base des opérations. (La première division française était tirée du corps expéditionnaire des DARDANELLES commandé par le général SARRAIL.

Les troupes alliées rencontrent de multiples difficultés : terrains difficiles d'accès, pluie, neige sur les hauts sommets. Les Serbes ont du mal à contenir les assauts des Bulgares, et, avec les Alliés battent en retraite et se replient sur SALONIQUE.

Le 15 décembre 1915, les armées bulgares sont arrêtées à la frontière grecque.

 

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ANNEE 1916

L'hiver 1915/1916 est rude pour les soldats dans les tranchées. Les régiments vendéens et bretons se tiennent sur les fronts de CHAMPAGNE, de la MEUSE, de la SOMME et de l'ARGONNE.

En CHAMPAGNE, les batteries françaises bombardent les fortes lignes défensives allemandes et atteignent le 5 Février 1916 un dépôt de gaz asphyxiants. Ces gaz font de nombreux morts  et blessés de chaque côté du front.

NEUVILLE Jules, (37 ans) de Croix de Vie, 293ème RI, est tué le 14 Février 1916 devant TAHURE (Marne).

Le 8 Février 1916, on apprend que le croiseur cuirassé français "Amiral CHARNER" a été torpillé par un sous-marin allemand sur la côte de SYRIE. L'équipage de ce croisé cuirassé était composé de 375 hommes (dont un seul survivant).

Parmi  les disparus, on relève le nom de :

PAJOT Henri, Joseph, (23 ans) de Croix-de-Vie, quartier maître mécanicien, le 8 février 1916 sur le bateau l'Amiral Charner.

Le croiseur cuirassé français "Amiral CHARNER" a été coulé le 8 Février 1916 à 7 heures du matin par un sous-marin allemand au sud de Beyrouth. On a retrouvé près du lieu du naufrage un radeau portant quinze hommes de l'équipage dont un seul, le quartier-maître CARIOU vivait encore. Ce quartier-maître a déclaré que le navire a coulé si rapidement qu'il a été impossible de mettre les embarcations à la mer. Le croiseur "Amiral CHARNER" lancé en 1893 appartenait à une série de trois navires dont les deux autres sont le "Latouche-Tréville" et le "Bruix".

 

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La bataille de Verdun

Elle commence le 21 Février. Pendant 10 mois, puisque cette bataille durera jusqu'au 15 Décembre 1916, les offensives et contre-offensives se succèdent sous une canonnade ininterrompue et intense (1 obus par cm²) dans la boue, dans le froid et sous la canicule.

LE RAVIN DE LE MORT… LA TRANCHEE DES BAÏONNETTES…LA VOIE SACREE… DOUAUMONT… FORT DE VAUX.  Ces lieux glorieusement défendus ou conquis entrent dans l'histoire.

Mais cet affrontement formidable coûte très cher aux deux pays : 360 000 disparus côté français; 350 000 côté allemand; environ 800 000 blessés graves, à fortes proportions devenus infirmes.

Sur un front de bataille de 20 km, 100 ou 200 000 morts n'ont jamais reçu de sépulture. "Leurs corps pulvérisés sont été mêlés à la terre".

 

Parmi ces soldats, on relève les noms de :

BOURDET  Paul, Eugène, (22 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie,  123ème RI, le 4 mai 1916 au BOIS DE LA CAILLETTE près de DOUAUMONT (Meuse).

BILLON  Gabriel,  Joseph, (29 ans) de Croix de Vie, 68ème RI, le 4 mai 1916 au MORT-HOMME (Meuse).

REMAUD Léon,  Charles, (36 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 64ème RI, le 7 mai 1916 au BOIS DE LA CAILLETTE (Meuse)

COUTHOUIS Jean, Louis, (24 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 7ème Hussard, le 21 Mai 1916 à PARGNY-SUR-SAULT (Marne).

RICOLLEAU Jean- Marie, (33 ans) de Croix-de-Vie, 74ème RI, le 24 Mai 1916 à DOUAUMONT (Meuse).

BERNARD Adolphe, Julien, (31 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 93ème RI, le 24 mai 1916 à RONDE-CAILLE (Meuse).

JOSLIN Maximin, (31 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 85ème R. d'Artillerie Lourde, le 31 mai 1916 au Fort ST- MICHEL (Meuse).

Fin mai 1916, la bataille de VERDUN atteint un degré d'une telle violence qu'elle dépasse celle de VAUX et du MART-HOMME-Côte 304.

Dans cet enfer de bombes et de mitrailles, nos soldats tentent de survivre; mètre après mètre, ils reprennent les tranchées ennemies, à la baïonnette, à la grenade; tranchées le plus souvent perdues le lendemain.

Le mois de Juin arrive avec sa nouvelle et cruelle liste de morts :

GANDRIAU Louis, (31 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 337ème RI, le 6 juin 1916 à la ferme de THIAUMONT (Meuse)

DUCOS Georges, (35 ans) de Croix-de-Vie, 293ème RI, le 8 juin 1916 à FLEURY-DOUAUMONT (Meuse)

FISSON François, (27 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 93ème RI, le 9 juin 1916 à FLEURY-DOUAUMONT (Meuse)

 

La tranchée des baïonnettes

"Du 8 au 14 Juin, le 173ème RI est engagé sur la crête de THIAUMONT, au nord de VERDUN. Sans abri sous un déluge de feu et de fer qui perdure, il s'accroche obstinément jusqu'au sacrifice ultime" (Extrait "Soldat de Vendée, Soldats en Vendée" 1813-1993.)

"Pendant la journée du 11 Jin, le 1er Bataillon du 93ème RI est soumis à un violent bombardement… Les pertes commencent à être sérieuses.

A 6h30, une attaque ennemie se déclenche sur la droite du bataillon (1ère compagnie) et sur le 137ème RI qui est à sa droite. A trois reprises différentes ces attaquent sont repoussées, mais en raison de la réussite de l'attaque sur le 137ème RI, l'aile droite se trouve débordée. C'est à ce moment que le capitaine GILORY, commandant la 7ème compagnie enlève d'un geste  magnifique les hommes encore valides de sa compagnie et se porte à l'assaut du boyau LENAN… Cette contre-attaque arrête le mouvement de l'ennemi" (Extrait de l'historique du 93èmr RI)

Décèdent à la ferme de THIAUMONT, commune de BRAS (Meuse)

GILORY François,  Marie, (38 ans) de Croix-de-Vie, 93ème RI, le 12 Juin 1916 à THIAUMONT (Meuse).

JAUNET Emmanuel, Jean, (26 ans) de Croix-de-Vie, le 16 juin 1916 à THIAUMONT (Meuse).

 La Voie Sacrée

 

Les Allemands prennent le BOIS DES CAURES et le fort de DOUAUMONT. Le Général PETAIN fait aménager la "Voie Sacrée", première autoroute de l'histoire qui relie les préfectures de la Marne et de la Meuse. Hommes, ravitaillement, munitions sont acheminés par le chemin de fer jusqu'à BAR-LE-DUC, puis de là à VERDUN. 3 à 12 000 véhicules de tous les modèles y circulent chaque jour durant 10 mois. Un toutes les 5 à 14 secondes, amenant renforts, matériel d'artillerie, de génie, de camouflage, voitures, ambulances.

C'est la noria permanente des camions. L'entretien de la route est assuré par seize bataillons territoriaux qui posent chaque mois 80 000 tonnes de pierres.

La souplesse et la rapidité des approvisionnements donneront  un avantage certain sur les troupes allemandes ravitaillées seulement par voie ferrée.

Le 18 Juin 1916, on apprend que :

ELINEAU Léon, Eugène, (22 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 279ème RI, a été tué à l'ennemi à REGNEIVELLE-EN-HAYE  (Meurthe et Moselle).

Le 17 Août 1916 arrive le nouvelle que :

GUYON Auguste,(33 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 153ème RI, fait prisonnier à la Côte 304, est décédé à GIESSEN (Allemagne) le 17 Août 19116  des suites de ses blessures.

La Somme

Les régiments vendéens et bretons se reforment et reprennent à nouveau l'offensive aux combats de la SOMME.

Septembre 1916 : au cours d'une violente bataille sur un front de 20 km des deux côtés de la Somme, depuis le 2 Septembre, les troupes françaises et britanniques enlèvent la première ligne de tranchées allemandes de BELLY-EN-SANTERRE à SOYECOURT jusqu'à la forteresse VERMANDOVILLERS.

CHARRIER Benjamin, Léon, (34 ans) de Croix-de-Vie, 329ème RI, le 5 Juillet 1916 à ESTREES (Somme).

FRUCHARD Roger, Paul, (20 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 111ème R. d'Artillerie, le 25 Août 1916 à ALBBERVILLE (Somme).

COUTON Jean, Louis, (26 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 51ème R. d'artillerie, le 4 Septembre 1916 à FOUCANCOURT sur la route de CHUIGNES (Somme).

BURGAUD Joseph, Aimé, (27 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 137ème RI, le 12 septembre 1916 à CHUIGNES (Somme).

MORNET Arsène, Alexis, (27 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 8ème bataillon de chasseurs à pied. Tué au cours de la bataille de RANCOURT le 20 septembre 1916. Son décès n'a pu être déclaré que le 12 octobre 1916 par suite des violentes batailles qui se poursuivaient.

THOMAZEAU Raymond, (23 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 73ème RI, le 27 septembre, à 6 heures du soir, est reconnu décédé sur le témoignage de l'officier en charge de l'état-civil…ayant été dans l'impossibilité majeure de nous y rendre de notre personne, à cause des combats. Acte de décès enregistré à COMBLES, le 27 Septembre à 8h00.

Le 73ème Régiment d'Infanterie participe à la terrible bataille pour la conquête de COMBLES, village fortifié abritant une garnison allemande. A la suite d'horribles combats, une partie des soldats de la garnison se rend et les autres ayant fui sont rattrapés par les mitrailleuses françaises et anglaises… Les cadavres emplissent les chemins jusqu'à SAILLOY-SALLISEL… écrit un journal de l'époque.

Ces combats se déroulent dans des nuées de fumigènes et de vapeurs de chlore. Au prix de lourdes pertes, des deux côtés, les Français se défendent et peuvent même reprendre un peu de terrain.

Sont victimes de ces combats à BELLOY-EN-SANTERRE  (Somme) :

BARRAUD Victor, (36 ans) de Croix-de-Vie, 33ème RIC, le 3 Octobre 1916 au combat à COMBLES (Somme).

AMELINEAU Louis, (38 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 33ème RIC, le 16 Octobre 1916 à BELLOY-en-SANTERRE  (Somme).

MORISSEAU Daniel, (30 ans) de Croix-de-Vie, 33ème RIC, le 18 octobre 1916 à BELLOY-en-SANTERRE (Somme).

BESSEAU Giovanni,  (22 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 61ème R. d'Artillerie, tué au champ de bataille près du bois des MARRIERES entre CLERY et le FOREST-MORT (Somme), le 13 Octobre 1916.

 

A l'arrière du front, les grands blessés et les malades sont accueillis dans les hôpitaux, c'est de là que parviennent les avis de décès de :

GANDEMER Jules, (43 ans) de Croix-de-Vie, 284ème RIT, à l'hôpital de la Roche-sur-Yon, le 26 Octobre 1916.

NOBIRON Josué, (21 ans) de Croix-de-Vie, 91ème RI, le 30 Octobre 1916 à l'hôpital de CREIL (Oise).

GUIBERT Gustave, Croix-de-Vie, 83ème RIT, le 11 novembre 1916 à l'hôpital complémentaire de LEGE (Loire-Atlantique).

 

LES BALKANS

Dans les BALKANS,  les troupes françaises sous le commandement du Général SARRAIL se battent contre les troupes germano-bulgares pour la conquête des terrains perdus par la Serbie.

La bataille de Monastir, sur les boucles de la TCHERNA, ouvre enfin la route, non sans de fortes pertes…

Les soldats rescapés tout en se battant, enterrent sur place leurs morts. Sur les croix érigées, sont inscrits des noms vendéens :

GARNIER Marcel, (25 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 2ème bis Régiment des Zouaves de Marche, le 12 novembre 1916 au champ de bataille de SLIVICA (Serbie).

MECHIN Emile, (30 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 54ème RIC, le 29 novembre 1916 à KENALI (Serbie).

VERDUN

Trois nouveaux décès sont enregistrés à la fin de la bataille de VERDUN-DOUAUMONT :

LETARD Pierre, Louis, (20 ans) de Croix-de-Vie, 173ème RI, porté disparu, déclaré "Mort pour la France", le 15 décembre 1916 à la CÔTE DU POIVRE (Meuse).

Puis dans les hôpitaux :

LE LUYER Léon, Alexandre, Saint-Gilles-sur-Vie, 19ème Bataillon des Chasseurs, décède le 2 décembre à l'hôpital militaire n°33 à TELOCHE (Sarthe).

VILAIN Jean, Saint-Gilles-sur-Vie, 11ème section d'Infirmiers, le 30 décembre à l'hôpital militaire BAUR (Nantes), des suites de maladie contractée au front.

 

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LE 137ème

Le 15 décembre a été porté en première ligne où il a contribué au succès, a enrayé une contre-attaque allemande qui menaçait le flanc droit de sa brigade, a contre-attaqué à son tour l'ennemi et rétabli la situation… Maintenu pendant cinq jours sur la position conquise… a assuré définitivement la possession d'une crête importante. (Extrait de la citation du 137ème RI, pour la prise du Bois des CAURIERES).

ANNEE 1917

BATAILLES DES CRÊTES

En avril, les troupes françaises prennent une nouvelle offensive sur l'Aisne et en champagne. Les troupes enlèvent plusieurs villages et de nombreuses positions ennemis malgré les conditions atmosphériques très difficiles : pluies torrentielles alternant avec des rafales de neige. Les régiments vendéens font encore preuve du plus grand courage.

Le 93ème RI, sur le Chemin des Dames, s'empare des tranchées ennemies jusqu'à CERNY et se trouve cité à l'ordre de l'Armée.

Extrait de la citation :

Le 5 mai, s'est emparé, en moins de deux heures, en un superbe élan, d'une série de tranchées opiniâtrement défendues y capturant 750 prisonniers.

Le 137ème RI conquiert le plateau de la BOVELLE et se voit attribuer la fourragère et la Croix de Guerre.

Extrait de la citation :

A mené une attaque difficile avec un élan superbe, a fait preuve des plus belles qualités manœuvrières… a conquis ses objectifs malgré une résistance opiniâtre et bien que durement éprouvé pendant son séjour en tranchées avant l'attaque, a fait de nombreux prisonniers.

                                                                                                                   

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C'est aussi à ce moment qu'apparaissent les premiers chars d'assaut français.

Sont tués dans ces combats :

PONTOIZEAU Ferdinand, (40 ans) de Croix-de-Vie, 42ème RIC, le 16 avril 1917 à AILLES (Aisne).

PONTREAU Constant, (39 ans) de Croix-de-Vie, 33ème RIC, le 17 avril 1917 à VALLE-FOULON (Aisne).

NOBIRON Henri, Joseph, (35 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 293ème RI, le 17 avril 1917 au Pont de la Besace, à LA NEUVILLETTE (Marne).

MECHAIN Ernest, (29 ans) de  Croix-de-Vie, 49ème RI, le 5 mai 1917 à CRAONNE (Aisne).

ROCHETEAU René, (23 ans)  de Saint-Gilles-sur-Vie, 18ème RI, le 5 mai 1917 à CRAONNE (Aisne).

PENARD Pierre,  Joseph, (29 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 65ème RI, le 5 mai 1917 au CHEMIN DES DAMES (Aisne).

MARTINEAU  Constant, (30 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 18ème Bataillon de chasseurs à pied, le 10 mai 1917 à SAPIGNEUL (Marne).

CLOUTOUR Théophane, (21 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 5ème RI, le 17 mai 1917 décède à l'hôpital de NANTES (Loire-Atlantique).

En juin, la guerre des tranchées continue. La bataille de la Marne, après les violents bombardements de REIMS et les assauts des troupes allemandes s'intensifie.

Le 10 juin 1917, tombent au combat :

MERIAU Paul, Louis, (36 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 293ème RI, grièvement blessé, il décède des suites de ses blessures à l'hôpital O.E. de BOULEUSE (Marne).

POIRAUD Pierre, (39 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 68ème RI, tué le 26 juillet 1917 à HURTEBISE (Somme).

 

BATAILLE DES FLANDRES.

En Août, une nouvelle offensive allemande se déclare dans la région des FLANDRES. Les troupes britanniques résistent, aidées par un bataillon de fusiliers marins qui s'est déjà vaillamment illustré sur la route de DIXMUDE. Avec les Alliés, ils enlèvent rapidement et emportent d'assaut le système de tranchées allemand, progressant à plus de 800m au-delà du village occupé par l'ennemi.

GLORIEAU Louis, Clément,  (22 ans) de Croix-de-Vie, bataillon de fusiliers marins, décède le 16 août 1917 des suites de ses blessures à HOOGSTAEDE (Flandre Occidentale, Belgique).

 

NOUVELLE BATAILLE DE VERDUN.

Une nouvelle bataille de VERDUN se prépare pour nos troupes sur les deux rives de la Meuse à l'aube du 20 Août 1917. Les troupes françaises enlèvent définitivement la Côte 304 et le "MORT-HOMME".

Ils marquent ainsi la fin victorieuse de la cinquième bataille devant VERDUN.

Le 29 août 1917, le Président de la République remet au Général PETAIN la Grande Croix de la Légion d'Honneur"… a défendu et sauvé Verdun…

Mais à quel prix ! Combien de nos soldats sont tombés lors de cette effrayante bataille ? Combien de blessés sont décédés dans les ambulances.

 

Parmi ceux-ci :

BOULINEAU François, René, (39 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 348ème RI, le 18 septembre 1917 à VERDUN (Meuse).

Sur l'Aisne, de nombreuses attaques locales, précédées de forts bombardements, sont repoussées et l'ennemi qui a remporté quelques succès locaux est finalement rejeté.

On apprend la mort de :

MORIN Louis, Ernest, (21 ans) de Croix-de-Vie, 224ème RI, le 3 octobre 1917 dans le secteur de BRICOURT (Aisne).

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GAUTHIER Pierre, Henri, Saint-Gilles-sur-Vie, chauffeur à bord du chalutier "Alice" (immatriculé à Bayonne), le 12 Octobre, disparaît en mer avec tout l'équipage, au large de BAYONNE

GROULD  Noël, Valentin, (23 ans) de Croix-de-Vie, 41ème RIC, le 25 Octobre 1917, à la station sanitaire de MONTLIEU (Charente Maritime) des suites de ses blessures.

Le 5 décembre 1917 l'armistice est signé entre la Russie et l'Allemagne.

Le 6 décembre 1917, le 93ème RI se voit accordé la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre en raison de deux citations à l'ordre de l'Armée, gagnées le 7 juin 1915 à TOUTVENT et le 5 mai 1917 à CERNY.

Le 64ème et 65ème RI obtiendront aussi la fourragère en  Juillet et Août 1918.

 

RETROSPECTIVE

L'année 1917 fut décisive.

La guerre, que l'on avait espéré courte, s'éternise et l'issue en demeurait incertaine.La révolution russe et l'abdication du Tsar Nicolas II, le 16 Mars, avaient libéré des troupes allemandes à l'Est pour venir renforcer le front Ouest. La pression s'accentuait sur les forces alliées malgré l'aide des premiers renforts américains.

L'arrière s'était organisé et les soldats permissionnaires n'y trouvaient plus leurs places. Ils doutaient de la compétence du gouvernement et de ses chefs militaires dont les plans leur semblaient parfois incohérents. De Mai à Juillet, des mouvements de lassitude et d'humeur, de révoltes, apparurent parmi les poilus. Ils furent réprimés.

Le 16 novembre 1917, le Président de la République Mr  Poincaré fait appel à Georges Clémenceau à la Présidence du Conseil. Ce dernier déclare ! "La guerre, rien que la guerre. Le pays connaîtra qu'il est défendu". Il le fut en effet, et son énergie qui le fit surnommer "le Tigre" fut décisive pour la poursuite de la guerre.

 

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Civils et militaires surent qu'ils avaient un chef. Mais c'est vers les poilus que Clémenceau aura porté le plus d'égards.

Malgré son grand âge (près de 82 ans) il visita plusieurs fois les troupes dans les tranchées en première ligne. Il écrivit "j'ai vu là de pauvres bougres qui sont des êtres sublimes". Il sut redonner aux soldats, moral et confiance.

ANNEE 1918

Grande offensive allemande

Attendue par les alliés depuis fin 1917, contre le front occidental français, anglais et belge, elle débute le 21 mars 1918.

Plus de 80 divisions allemandes sont engagées dès le premier jour dans cette bataille gigantesque qui se déroule sur 400 kms. Le plan établi par l'état-major allemand a été envisagé de manière à percer le front. Après d'écrasantes préparations d'artillerie et de gaz, la masse des bataillons allemands marche sans soucis de pertes et déferle sur les troupes alliées.

Les Allemands opèrent avec des forces considérables et reprennent toutes les villes et les terrains perdus lors des précédents combats de 1917 en Belgique et au Nord de la France.

Pied à pied, les soldats alliés se défendent sur tous les fronts souvent noyés dans l'épais nuage de gaz.

7 Mai 1918 : la catastrophe du Chemin des Dames

"Personne n'attendait une offensive à cet endroit : 11 Divisions allemandes montent à l'assaut de ce plateau défendu par des régiments éclopés lors des précédentes batailles. Ils s'emparent des lieux et pénètrent jusqu'à Château-Thierry, à 60 kms de Paris

27 Mai 1918 : la nuit du 26 au 27 Mai est marquée par une violente activité de notre artillerie sur tous les points de passage… A l'heure du matin, le tir de préparation ennemi se déclenche sur tout le front et atteint en quelques minutes une intensité rarement vue jusqu'alors, mélange de fusants et d'obus toxiques nombreux. 

Le 27 au soir, la 21ème division d'Infanterie avait perdu 6 500 officiers, sous-officiers et soldats qui, fidèles à leurs consignes avaient lutté sur place jusqu'au bout, sans se laisser intimider par l'immense supériorité numérique ennemie en hommes et en artillerie… Elle tenait encore tête à l'ennemi 4 jours durant, répandant sans hésiter les dernières gouttes de son sang pour le salut de la patrie.  (Extrait de l'historique du 93èmre RI)

Entre les attaques, les poilus se terrent au fond des tranchées. Ils attendent la fin des pilonnages, tourmentés par la peur. Les blessés, ramenés des lignes du front par les brancardiers sous le feu adverse, hurlent de douleur ou perdent peu à peu conscience. Les morts, nombreux, sont souvent enterrés sur place. Bien des corps ont été pulvérisés par les explosions ou enfouis sous des tonnes de terre.

 

A la mairie des deux communes, les noms de ceux qui glorieusement ont fait leur devoir, arrivent jour après jour :

 

LUNOT Marcel, (26 ans) de Croix-de-Vie, 102ème Régiment Artillerie Lourde, le 16 Janvier 1918 à RAVICOURT (Meuse).

BURGAUD Jean-Louis, (21 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 123ème RI, le 30 avril 1918 blessé au MONT-RENAUD (Oise), décédé le 1er Mai  1918 dans l'ambulance.

RICHARD Ernest, (35 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 341ème RI, le 13 mai, tué à l'ennemi, au Bois de l'Arrière Cour de MAILLY-RAINEVAL (Somme).

Paris est bombardée depuis le début 1918 par des canons de longue portée : Gotha et Bertha. Il y a de nombreux morts et blessés parmi la population. Le jour du Vendredi Saint à l'église ST-GERVAIS, un obus vient fracasser  l'un des piliers de la voûte principale qui s'effondre. On y dénombre 76 morts et 90 blessés.

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Les troupes allemandes avancent sur PARIS quand le général Foch, choisi par les alliés comme Commandant Suprême des troupes, met en exécution le plan qui doit assurer la victoire.

L'offensive allemande reprend le 27 Mai 1918 au CHEMIN DES DAMES. Le Kaiser, cette fois est sûr de prendre PARIS qu'il tient à portée de ses canons. Les troupes alliées tenues de se replier sur tous les fronts subissent les attaques, sans cesse renouvelées des troupes allemandes.

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La grande offensive alliée

Le général Foch fait face, sort de la défensive avec du nouveau matériel : les tanks légers pour accompagner les renforts anglais et américains. Il échelonne les attaques des deux côtés de l'Oise, en PICARDIE, dans la région de VERDUN, dans les FLANDRES, à l'Ouest de REIMS… A partir du 18 juillet, jour où est déclenchée  l'offensive alliée, Français, Anglais, Américains marchent de succès en succès.   

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A deux reprises, sur la Marne, la France a été sauvée.

Et la liste des morts s'allonge :

PEAULT Alexandre, Jean, (21 ans) de Croix-de-Vie, 114ème RI, le 11 Juin 1918, lors de la prise du village de MERY (Oise).

HERAUD Damas, (19 ans) de Croix-de-Vie, 3ème dépôt des équipages à PORT-LOUIS, décédé à l'hôpital maritime, le 13 juin 1918  à LORIENT (Morbihan).

NAULEAU Georges, (24 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 55ème RIC, le 20 Juin sur le champ de bataille de LACHELE (Oise).

MORNET Maximin Georges, (30 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 3ème RIC, fait prisonnier, décédé à MANNHEIM (Allemagne), le 22 Juin 1918 en captivité.

DAURIAC Roger, (20 ans) de Saint-Gilles-sur-Vie, 3ème Dragon, blessé grièvement sur le champ de bataille à CANTY (Oise), décédé le 24 Juillet 1918,  dans l'ambulance de FAYEL (Oise).

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Combat Naval

Le 5 Août 1918, vers la fin de la journée, l'Aviso "Oise" a découvert un sous-marin qu'il recherchait et l'a détruit à coup de grenades sous-marines. Le lieutenant de vaisseau Maxime LEON DES ORMEAUX qui le commandait a été promu au grade supérieur ;                                                     

Le second maître armurier COUPELANT a été décoré de la Médaille Militaire et vingt-neuf officiers et hommes d'équipage ont reçu la Croix de Guerre. Parmi ceux-ci figure un marin de Croix-de-Vie Florent RABALLAND.

L'Aviso est cité à l'Ordre de l'Armée.

La vie du Pays

Une courte accalmie est constatée dans l'arrivée des tristes nouvelles. Des pourparlers de paix sont, parait-il,  engagés…

Pour les familles, sans nouvelles de leur soldat, chaque jour qui passe est un jour de gagné Mais quand le soir, on voit arriver le Maire, muni de son écharpe et accompagné du garde-champêtre… C'est l'effroyable attente. Ce sont eux qui sont chargés d'apporter aux familles les avis de décès.

Quand ils sont signalés au bout de la rue, chacun retient son souffle ou soulève le coin du rideau de la fenêtre pour savoir s'ils vont s'arrêter devant la maison…non…ils passent, mais qui donc dans la rue va pleurer ce soir son cher soldat ?

Comme tous les maires de France, ils assurent la tâche douloureuse d'annoncer aux familles la mort de jeunes soldats tués au combat. Ils s'acquittent de cette mission, avec délicatesse et dévouement envers les parents marqué par cette terrible épreuve.

A cette époque Adrien ROUSSEAU (1849-1937), Maire de Saint-Gilles-sur-Vie  de 1912 à 1919

                       Dr Gaëtan POTEL (1877-1951), Maire de Croix-de-Vie de 1907 à 1945

Depuis le printemps, une épidémie de grippe espagnole s'étend en faisant de nombreuses victimes civiles et militaires. Elle atteint son apogée en Octobre.